Un nouveau défi pour les gens de la forêt privée : communiquer leurs réalisations

Rimouski, le 31 janvier 2006« Je suis fier d’être producteur forestier et de vivre de ma forêt. C’est une passion d’abord et avant tout, et j’en ai fait mon métier. » C’est en ces termes qu’un jeune producteur forestier de Auclair, M. Alain Grégoire, s’exprimait à la presse régionale lors du lancement de la campagne de sensibilisation et d’information sur la forêt privée. « Si je peux réaliser mon rêve, disait-il encore, c’est parce que mes parents ont vu à préserver le patrimoine forestier familial ».

Pour ce producteur qui a accepté d’être identifié sur les différents outils d’information développés, cette campagne amène un nouveau mode de pensée pour les propriétaires, celui de communiquer ce qu’ils font : « On est habitués de travailler seuls dans nos boisés, pas de communiquer et de vulgariser ce qu’on fait comme types de travaux sylvicoles », estime M. Grégoire qui constate que les gens ne savent pas à quel point le travail en forêt privée est encadré par une équipe de professionnels, grâce au programme d’aménagement des forêts privées. « Chaque intervention forestière a sa raison d’être et on a des techniciens et des ingénieurs forestiers qui nous aident pour ça. Plus on va parler de ce qu’on fait, plus les gens vont se sentir concernés par nos forêts». Même chose pour M. Nelson Pilote, contremaître de travaux forestiers à Saint-Alexandre-des-Lacs, dans la Vallée de la Matapédia, qui travaille en forêt depuis plus de 20 ans. Ce forestier d’expérience se réjouit qu’on parle de la forêt privée autrement que lorsque ça va mal. « L’image qu’on a des travailleurs est dépassée. Plus on va intéresser du monde, plus on va amener une relève. On agit sur notre avenir avec cette campagne ».

Ces deux forestiers ont tenu à souligner que cette campagne, en plus de valoriser le travail en forêt privée, répond à un besoin d’information dans la population, « Chacun dans nos villes et villages, on apporte une contribution à l’économie et à l’environnement. Les gens méritent de savoir et de voir ce qu’on fait parce qu’une partie de nos travaux est financée par des fonds publics », selon Alain Grégoire qui croit aussi qu’il peut être difficile pour les gens de démêler le vrai du faux dans le discours forestier actuel. « À partir du moment où on entre en forêt, que ce soit pour du reboisement, de l’entretien de plantation ou pour tous travaux d’éclaircie, l’aménagement forestier prend divers visages. À chaque moment, ça demande des compétences et des connaissances différentes. Il faut que tout le monde travaille bien et intelligemment car on n’intervient pas n’importe comment en forêt. C’est un peu ça qu’on veut expliquer et montrer », a ajouté Nelson Pilote qui estime que la forêt privée s’est développée grâce à l’implication des propriétaires forestiers ainsi qu’à la passion et à l’énergie de plusieurs travailleurs et professionnels.

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Sources :

Jean Tremblay, directeur général
Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent
(418) 723-2424

Alain Marcoux, secrétaire général
Fédération des organismes de gestion en en commun Bas-Saint-Laurent
(418) 798-8851

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