Conditions des travailleurs sylvicoles en forêt privée - Virage historique

Rimouski, le 15 juin 2006 - La Fédération des organismes de gestion en commun (FOGC) et l’Agence régionale de mise en valeur des forêts privées du Bas-Saint-Laurent ont annoncé ce matin des mesures concrètes qui amélioreront les conditions des travailleurs forestiers en forêt privée. Sept groupements forestiers viennent en effet de convenir avec l’Agence de contrats qui permettront la mise en place de ces nouvelles mesures pour environ 500 travailleurs de la forêt privée.

Ces mesures s’inscrivent dans un projet intitulé « La redéfinition de l’emploi forestier », lequel est inclus dans le Projet de développement durable de la forêt privée du Bas-Saint-Laurent. La démarche est également issue de l’Entente spécifique sur la protection et la mise en valeur de la forêt bas-laurentienne, signée en 2001, qui comprenait un volet visant à consolider l’emploi forestier en région.

Les améliorations apportées concernent principalement la rémunération des travailleurs dont :

Ces démarches doivent répondre, selon la FOGC, à des problématiques vécues depuis longtemps, dont une rémunération uniquement à forfait, des exigences physiques de travail élevées, une rareté d’abatteurs manuels, et un vieillissement des travailleurs combiné à un désintéressement des jeunes envers l’emploi forestier. « Tous ces changements sont historiques et ont nécessité une concertation exceptionnelle », selon le président de la FOGCBSL, M. Pierre Sirois. « Ils comportent une grande valeur et j’en suis très fier. On peut offrir aux travailleurs des conditions mieux adaptées à leur réalité. C’est une ressource humaine capitale en forêt privée et on se devait de reconnaître leurs compétences. Ces nouvelles conditions nous permettent aussi d’espérer une plus grande relève » d’ajouter M. Sirois.

La FOGC a bénéficié d’un support important de la Conférence régionale des éluEs du Bas-Saint-Laurent, en ce qui concerne la documentation de la problématique, l’identification des actions et l’établissement de partenariats régionaux pour en permettre la réalisation.

Pour l’Agence régionale de mise en valeur, il s’agit d’un virage important qui va contribuer à reconnaître la contribution des travailleurs sylvicoles au développement durable de la forêt privée. Il s’agit par ailleurs de modifications qui ont fait consensus au sein des quatre partenaires qui constituent l’Agence : le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, les propriétaires forestiers, l’industrie forestière et le monde municipal. Selon le président, M. Jean Nazair, tous autour de la table étaient plus que jamais conscients de la nécessité d’effectuer des changements dans les façons de faire, « On joue sur l’avenir de la forêt privée en améliorant les conditions de réalisation des travaux sylvicoles. L’Agence ajoute sa contribution et participe de ce fait à ce tournant exceptionnel pour le développement forestier durable au Bas-Saint-Laurent ».

En plus de la Conférence régionale des éluEs et de l’Agence régionale de mise en valeur, Emploi-Québec, le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, contribuent à la réalisation des changements annoncés. Développement Économique Canada, Service Canada et la Commission scolaire des Monts et Marées ont également participé à cette démarche de redéfinition de l’emploi.

Mentionnons que d’autres mesures sont déjà en place à cette démarche de redéfinition de l’emploi forestier. Outre le développement de la polyvalence des reboiseurs et des débroussailleurs par une formation en abattage, un programme d’entraînement physique des travailleurs avant le début de la saison est également débuté depuis déjà 4 ans.

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Sources :

Alain Marcoux, directeur général
Fédération des organismes de gestion en commun BSL
418 798-8851

Florent Morin, directeur général
Agence régionale de mise en valeur des forêts privées BSL
418 721-0202

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